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Le cœur dans les repas BARF : un abat ou muscle ?

Dans la communauté BARF, s’il y a bien un sujet qui divise les passionnés, c’est le cœur. Est-ce un abat ? Un abat musculaire ? Une viande musculaire ? Nous allons essayer de démêler le vrai du faux afin de comprendre au mieux les besoins de nos carnivores à quatre pattes.

Physiologiquement, qu’est-ce qu’un cœur ?

Le cœur est un organe musculaire. Son rôle est de pomper le sang de la même manière que le rôle du biceps est de permettre la flexion du bras. Le cœur est donc censé avoir une composition nutritionnelle similaire à celle de n’importe quelle viande musculaire.

Les macro-nutriments dans le cœur

Quand nous avons comparé les analyses nutritionnelles de notre viande de bœuf cru et du cœur de bœuf cru. Sans grande surprise, les résultats ont relevé une importante similitude entre les données des 2 aliments :

– Bœuf cru : 19,2 g de protéine et 2,50 g de lipide

– Cœur cru : 18,5 g de protéine et 2,95 g de lipide.

Les vitamines dans le cœur

Le cœur est plus riche en vitamine D que la viande squelettique, ce qui est très important de prendre en compte. En effet, la vitamine D est liposoluble et présente donc un risque, faible mais existant, d’hypervitaminose. Ainsi, il n’y a que 4 % d’abats filtrants dans nos rations afin d’éviter une surdose de vitamine D tout en assurant un apport suffisant en vitamine A. Nos rations sont donc équilibrées en vitamines liposolubles.

Le cœur contient également davantage de vitamines B que les muscles squelettiques.

Le cœur dans les repas BARF alimentation crue : un grand intérêt nutritionnel.

Cependant les vitamines du groupe B sont hydrosolubles, elles sont donc facilement éliminées par l’animal et les hypervitaminoses de ce type sont rarissimes dans la littérature scientifique. Les carnivores sont bien plus souvent carencés en vitamines de ce groupe que l’inverse.

Pourquoi avons-nous choisi de considérer le cœur comme viande musculaire ?

Des convictions écologiques et éthiques

La première raison est l’aspect écologique et éthique. Nous sommes des amoureux des bêtes, toutes les bêtes. Nous ne souhaitons donc pas favoriser l’industrie de la viande en rachetant des produits que les humains ont l’habitude de consommer.

Or, le cœur est complètement délaissé de la cuisine européenne. Non pas parce qu’il est gustativement mauvais, mais parce que les abats sont complètement sortis de nos habitudes alimentaires depuis la crise de la vache folle en 1985.

Plutôt que cet organe musculaire, soit jetés ou revendus à l’industrie de la croquette, nous préférons les racheter et les valoriser dans les rations de vos loups. En effet, c’est une source intéressante de protéines, de lipides, de vitamines B et d’oligo-éléments / minéraux tels que l’iode, le phosphore et le magnésium.

Des repas à prix abordable

Deuxième raison, et pas des moindres, la viande rouge c’est cher ! Nous préférons prendre le parti de servir à vos compagnons à 4 pattes une viande délaissée par les humains et donc abordable, plutôt que de leur proposer de la bavette à prix d’or.

En toute objectivité, nous ne pourrions pas travailler avec de la viande française destinée aux humains et garder des tarifs raisonnables. Sinon il faudrait faire le choix d’importer de la viande à bas prix de l’étranger, ce qui n’est pas vraiment dans nos valeurs éthiques et écologiques.

Comment nous équilibrons vos rations ?

Chacun des composants de nos rations est analysé en laboratoire. Les vitamines, les minéraux, les taux de protéines et de lipides de chaque viande, chaque os charnu et chaque huile sont entrés dans notre base de données afin d’être sûr de ne causer ni carences, ni surplus de nutriments. Nous nous référons aux normes de la NRC, qui sont les plus strictes au sujet des recommandations nutritionnelles pour carnivores domestiques.

Nous comprenons totalement les critiques des pratiquants du Prey-model (dans lequel le cœur est utilisé en tant qu’abat musculaire et non que viande), et sommes complètement ouverts à la discussion sur ce sujet. Ainsi, si un lecteur veut nous faire parvenir une publication scientifique à ce sujet, s’opposant à ce qui a été dit plus haut, nous serions très intéressées de le lire (vraiment !).

Ressources

CAB direct

Tables Ciqual

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