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Que donner à un chien qui pète ? Solutions et choix d’alimentation
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Un chien qui pète beaucoup, c’est pénible au quotidien et surtout inconfortable pour lui. Cela peut être solutionné en changeant ses habitudes alimentaires : des repas plus petits et plus fréquents, une gamelle anti-glouton, une alimentation plus digeste et surtout pas de restes de table. Si les gaz s’accompagnent de diarrhée, de vomissements ou d’une perte de poids, il faut consulter un vétérinaire.
🔎 Au sommaire :
- Les gaz du chien viennent surtout de la gamelle et de la façon de manger
- Des gaz associés à d’autres symptômes justifient une consultation
- Quatre réflexes simples soulagent la plupart des chiens qui pètent
- Certains aliments et habitudes entretiennent les gaz
- L’alimentation BARF peut réduire considérablement les gaz
- Une transition progressive évite d’aggraver les gaz
- Vos questions sur les chiens qui pètent
💡 À retenir :
- Cause n°1 : l’alimentation (trop de fibres fermentescibles, graisses, aliments mal tolérés) et l’air avalé en mangeant expliquent la grande majorité des cas.
- Premier réflexe : pour un chien qui pète, commencez par fractionner les repas, ralentir la prise alimentaire et supprimer les restes de table.
- Signal d’alerte : en cas de gaz accompagnés de diarrhée, vomissements, perte de poids, ventre gonflé ou douloureux, consultez un vétérinaire, sans attendre.
- Piste alimentaire : une alimentation facile à digérer, avec peu d’ingrédients et introduite progressivement, réduit souvent les gaz. Le BARF fait partie des options intéressantes.
- Ce qu’on évite : les huiles et plantes choisies un peu au hasard, sans avis vétérinaire, surtout chez un chiot, un chien âgé ou sous traitement.
Avoir quelques gaz par jour, c’est normal : la digestion du chien produit des gaz, comme la nôtre. Ce qui pose question, c’est quand cela devient vraiment incommodant, fréquent, et que cela dure dans le temps. Dans ce cas, la gamelle est presque toujours le premier suspect. Dans cet article, nous passons en revue ce que vous pouvez faire dès ce soir, ce qu’il vaut mieux éviter, et la place que peut tenir une alimentation crue bien conduite.
Les gaz du chien viennent surtout de la gamelle et de la façon de manger
Un gaz a deux origines principales : de l’air avalé en mangeant et/ou un processus de fermentation qui a lieu dans le côlon. Savoir laquelle de ces causes concerne votre chien vous aidera à trouver la bonne solution. Les gaz sans odeur sont plutôt liés à l’air ; les gaz qui sentent fort viennent plutôt de la fermentation des résidus non digérés par les bactéries. Voici quelques pistes pour approfondir :
- Un repas avalé trop vite : un chien glouton avale de l’air (on parle d’aérophagie). Les races à museau court (bouledogue, carlin) sont particulièrement concernées.
- Une ration mal adaptée : excès de fibres fermentescibles, légumineuses (pois, haricots, soja), produits laitiers, graisses ou changement brutal de nourriture.
- Des restes de table et des « extras » : fromage, charcuterie, reste de plats avec de la sauce, etc. Ces petits « à côté » sont des sources fréquentes de gaz, et parfois de gastro-entérite.
- Une intolérance ou une allergie alimentaire : dans ce cas, les gaz s’accompagnent souvent de selles molles, de démangeaisons ou même d’otites. Notre guide sur l’allergie alimentaire chez le chien détaille les différentes solutions possibles.
- Le mode de vie : un chien peu actif ou en surpoids voit son transit ralentir ; le stress ou un repas pris dans l’agitation favorisent aussi l’air avalé.
- Un trouble digestif de fond : parasites, déséquilibre du microbiote, inflammation intestinale, problème pancréatique… parfois une consultation vétérinaire est indispensable pour régler le problème de fond.
Des gaz associés à d’autres symptômes justifient une consultation
Les flatulences seules sont rarement graves. Ce sont les autres symptômes qui les accompagnent qui font la différence, et ils doivent déclencher un rendez-vous vétérinaire :
- diarrhée qui dure plus de 24 à 48 heures, sang ou mucus dans les selles ;
- vomissements répétés, perte d’appétit ou perte de poids ;
- ventre gonflé, dur ou douloureux, chien qui
gémit ; - léthargie inhabituelle ;
- gaz persistants malgré deux à trois semaines d’ajustements alimentaires.

Un ventre gonflé et dur, avec des tentatives de vomissement sans rien produire, est une urgence : il peut s’agir d’une dilatation-torsion de l’estomac, surtout chez les grands chiens.
Un chiot, un chien âgé ou un chien qui suit déjà un traitement nécessite une attention particulière.
Notre article sur la diarrhée du chien et les remèdes naturels rappelle aussi quoi faire dans ce genre de cas.
Quatre réflexes simples soulagent la plupart des chiens qui pètent
Avant de chercher un complément ou un médicament, agissez sur ce qui ne coûte rien. Voici quelques astuces à tester, l’une après l’autre pour pouvoir en observer les effets :
- Fractionner les repas : faites deux à trois petits repas plutôt qu’un gros repas. Le côlon reçoit moins de résidus d’un coup, donc moins de matière à fermenter.
- Ralentir la prise alimentaire : essayez une gamelle anti-glouton ou un tapis de léchage ; privilégiez un endroit calme, sans autre chien dans la pièce.
- Faire une activité après le repas (sans excès) : une balade tranquille aide le transit ; évitez par contre les efforts intenses juste après le repas, surtout chez les grands chiens.
- Cesser de donner des « extras » pendant deux semaines : plus de restes de table, de friandises industrielles ni de laitages. Si votre chien pète moins, vous avez trouvé une bonne piste.
Ensuite, avec l’avis de votre vétérinaire, vous pouvez envisager de lui donner des compléments pour soutenir son système digestif :
- Les probiotiques, pour renforcer le microbiote. Notre guide sur les probiotiques pour chien explique comment les choisir et les introduire. Ils peuvent d’ailleurs causer un peu de gaz les premiers jours.
- Le psyllium, une fibre qui régule la consistance des selles. Attention : une fibre mal dosée peut au contraire augmenter la fermentation. Consultez l’article sur le psyllium pour chien afin d’en savoir plus.
- Le yaourt nature, qui permet également un apport en probiotiques. Il est toutefois mal supporté parfois par les chiens sensibles au lactose. Notre point sur le yaourt vous donne toutes les astuces.
- Le charbon actif, le yucca ou l’acétate de zinc ont été étudiés pour réduire les gaz malodorants chez le chien (Giffard et al., 2001). Ce sont des produits à utiliser avec les conseils de votre vétérinaire : le charbon peut par exemple gêner l’absorption de médicaments. Nous ne les recommandons pas en automédication.
Les plantes « de grand-mère » (fenouil, persil) circulent beaucoup sur le web. Faute de données solides chez le chien, nous les citons comme des pistes, pas comme des solutions avérées.
Certains aliments et habitudes entretiennent les gaz
Comme pour l’Homme, l’alimentation a un gros impact sur les flatulences. Voici une liste non exhaustive des aliments que l’on retrouve souvent dans la gamelle d’un chien qui pète :
- Les féculents, légumineuses et les légumes fermentescibles (pois, haricots, soja, chou, brocoli en excès). Beaucoup de croquettes « sans céréales » en contiennent, c’est un point vérifiable sur l’étiquette du paquet.
- Les produits laitiers chez les chiens qui digèrent mal le lactose.
- Les graisses en excès (restes gras, charcuterie), qui ralentissent la digestion.
- Les changements brusques de nourriture, même vers un aliment de meilleure qualité.
- Les friandises ultra industrialisées : attention à la composition, elles peuvent contenir beaucoup d’arômes et d’additifs.
- Une protéine mal tolérée : si les gaz reviennent avec le même ingrédient, notez-le afin d’identifier les intolérances.
La nature de la protéine compte aussi : une étude menée sur des bouledogues français a comparé différentes sources de protéines et leur effet sur l’odeur des selles et les composés organiques volatils qu’elles contiennent (Urrego et al., 2021). L’idée à retenir : ce n’est pas seulement la quantité, mais aussi la composition de la ration qui influence l’odeur.
💡Un conseil méthodologique : tenez un petit carnet pendant dix jours (repas, friandises, gaz, aspect des selles). Cela devrait permettre d’identifier des liens de causes à effets, et des pistes d’amélioration.
L’alimentation BARF peut réduire considérablement les gaz
Une ration BARF est composée d’environ 90 % de viandes (muscles, os charnus, abats) et de 10 % de légumes, fruits, huiles et compléments. Elle contient donc peu d’amidon, l’une des sources de fermentation les plus fréquentes dans les gamelles de chiens qui pètent. Pour mieux comprendre l’impact du BARF sur le système digestif d’un chien, consultez notre article sur les bénéfices de l’alimentation crue.
Le BARF permet non seulement de réduire fortement la quantité d’amidon, mais aussi de fournir des aliments vraiment adapté à la physiologie d’un carnivore, facilitant ainsi sa digestion. La réduction des flatulences est ainsi l’un des bénéfices les plus observés quand un chien passe au BARF.

- Une composition simple et claire : avec un repas industriel, la liste d’ingrédients est longue et l’on ne sait jamais l’effet sur le système digestif du chien.
- Peu d’amidon : dans un repas BARF, la base de la ration est de la viande, pas de féculents ni de légumineuses, souvent présents dans les croquettes.
- Des ingrédients bruts, non transformés : pas d’extrusion, pas de longue liste d’additifs, moins de variables à suspecter.
- Une transition ajustable : plusieurs modalités de transition, selon le type de repas choisi, vous permettrons d’effectuer une transition douce et d’identifier facilement d’éventuels allergènes.
- Des bénéfices observables rapidement : de nombreux petparents décrivent des selles plus compactes et un chien plus régulier au fil des semaines.
Une transition progressive évite d’aggraver les gaz
Quel que soit l’aliment, un changement brutal est l’une des premières causes de gaz chez le chien. Pour une transition vers une alimentation crue, nous conseillons procéder progressivement sur 10 à 15 jours, en surveillant les selles.
| Période | Nouvelle ration | Ancienne ration |
|---|---|---|
| Jours 1 à 3 | 25 % | 75 % |
| Jours 4 à 6 | 50 % | 50 % |
| Jours 7 à 10 | 75 % | 25 % |
| Jours 11 à 15 | 100 % | 0 % |
Prolongez chaque étape si les selles se ramollissent ou si les gaz augmentent. Un chien sensible peut nécessiter trois semaines. Ne mélangez pas plusieurs nouveautés à la fois : n’introduisez pas une nouvelle friandise à la même période, pour bien identifier ce qui est à l’origine des éventuels symptômes.
Vos questions sur les chiens qui pètent
Pourquoi mon chien pète-t-il surtout la nuit ou quand il dort ?
Pendant le sommeil, le corps se relâche et il remarque plus les gaz qui s’échappent. Si l’épisode est isolé, un repas du soir plus léger et plus tôt suffit souvent. S’il devient quotidien, cherchez du côté du contenus de la gamelle ou des éventuels restes de tables donnés le soir.
Mon chien pète et ça sent l’œuf pourri : est-ce grave ?
Cette odeur soufrée vient de la fermentation bactérienne de certains résidus dans le côlon. Elle n’est pas grave en soi, mais elle indique que le transit est difficile. Si elle s’accompagne de diarrhée ou de perte de poids, consultez un vétérinaire.
Les chiens à museau court pètent-ils plus que les autres ?
Oui, c’est souvent le cas car ils avalent plus d’air en mangeant. Une gamelle adaptée (large, peu profonde ou anti-glouton) aide beaucoup. Nous détaillons le cas du bouledogue français en BARF.
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"Je fais actuellement partie de l'équipe marketing de qru, où je contribue au référencement et à la création de contenus. Également étudiant à Grenoble École de Management et sensible au bien-être animal, je rédige sur la nutrition naturelle des chiens et des chats des articles documentés et appuyés sur la recherche scientifique."
