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Comment passer des croquettes au BARF ? Le guide complet
Vous avez envie de passer votre chien au cru, mais vous ne savez pas vraiment comment passer des croquettes au BARF sans faire d’erreur ? Rassurez-vous : la transition est souvent bien plus simple qu’elle n’en a l’air. Que vous choisissiez de préparer les repas vous-même ou d’opter pour des menus déjà prêts et équilibrés, il existe aujourd’hui des solutions adaptées à tous les profils. Dans cet article, on vous guide pas à pas pour réussir la transition sereinement, sans stress…
🔎 Au sommaire :
💡 À retenir :
- Le passage des croquettes au BARF ne s’improvise pas, mais il n’a rien d’inaccessible.
- Deux solutions sont possibles : BARF fait maison (plus de liberté, moins cher, mais plus de travail en amont) ou BARF tout prêt (plus simple, plus rapide à mettre en place).
- La transition peut être progressive ou directe selon le chien.
- Une période d’adaptation digestive est normale : des selles molles les premiers jours sont possibles, mais cela se stabilise rapidement
- Les premiers bénéfices visibles apparaissent souvent dès les premières semaines.
Pourquoi c’est important de bien préparer la transition ?
Un changement important pour votre animal
Passer des croquettes au BARF, ce n’est pas comme changer de marque de croquettes. C’est un changement alimentaire complet : on passe d’une alimentation ultra-transformée, déshydratée, avec beaucoup de glucides, à une alimentation crue, humide, riche en nutriments et sans amidon. Pour le système digestif de votre chien, c’est un vrai nouveau départ.
Les bactéries intestinales (ce qu’on appelle le microbiote) vont progressivement évoluer. Le pH de l’estomac va s’ajuster. La production d’enzymes digestives va changer de rythme. Tout cela est normal et bénéfique à terme, mais ça demande un peu de temps. Quelques jours de selles molles ou de transit perturbé en début de transition ne sont pas le signe que ça se passe mal : c’est souvent exactement le contraire.
Si vous avez anticipé, vous saurez quoi observer, comment réagir pour ajuster les gamelles si nécessaires.
Une nouvelle logistique à mettre en place
Si les croquettes se sont autant imposées au fil des années, ce n’est pas vraiment pour leurs qualités nutritionnelles, mais surtout pour leur praticité. Elles se conservent longtemps, se stockent facilement dans un placard, se transportent partout et se dosent en quelques secondes.
Passer à une alimentation fraîche, et notamment au BARF, implique donc forcément une organisation un peu différente. Les repas crus doivent être conservés congelés pour garantir une bonne sécurité sanitaire. Cela demande d’anticiper l’approvisionnement, de prévoir un peu de place au congélateur et de mettre en place une routine de décongélation des repas. Rien d’insurmontable rassurez-vous, mais comme tout vrai changement d’habitudes, cela se prépare un minimum.
Passer des croquettes au BARF : les deux grandes options
Avant de parler de timing ou de méthode, il faut d’abord répondre à une question centrale : vous allez faire votre BARF vous-même, ou acheter des repas tout prêts ?
Ce choix va déterminer toute votre organisation en amont. Les deux approches ont des avantages réels mais elles n’impliquent pas du tout le même niveau d’investissement.
Option 1 : le BARF fait maison
Se former, c’est indispensable
Le BARF fait maison, c’est une alimentation qui peut être excellente… à condition d’être correctement formulée. Car il faut en être conscient : une ration BARF déséquilibrée peut avoir de vraies conséquences sur la santé de votre chien. Carences en calcium, en zinc, en iode, excès de phosphore, apports inadaptés en acides gras, etc…
Avant de se lancer, il est donc indispensable de comprendre les bases de la nutrition canine. Le ratio viande/os/abats, les besoins en minéraux, le rôle des différents types d’acides gras, les aliments à éviter… Ce n’est pas une formation de deux heures, mais c’est accessible à tous ceux qui sont prêts à s’y investir.

Des ressources existent : livres spécialisés, forums de barfeurs expérimentés, consultations avec des vétérinaires nutritionnistes. Et du côté des outils pratiques, des calculateurs BARF peuvent vous aider à estimer les quantités adaptées au poids et au profil de votre chien.
Pour aller plus loin sur la structure d’une ration équilibrée vous pouvez également lire : Repas équilibré pour chien : les clés d’une nutrition adaptée.
Trouver ses sources d’approvisionnement
L’autre grand chantier du BARF fait maison, c’est l’approvisionnement. Il faut trouver de la viande crue de qualité, des abats, des os charnus, éventuellement du poisson gras, des légumes frais et tout cela de manière régulière, fiable, et à des prix cohérents.
Les options sont variées : boucheries qui vendent en gros, bouchers-charcutiers locaux, abattoirs, marchés, prestataires spécialisés en viande pour chiens… Chaque option a ses avantages et ses contraintes en termes de prix, de disponibilité, de traçabilité. Construire ce réseau d’approvisionnement prend un peu de temps au début, mais finit par devenir une routine.
Pour en savoir plus, consultez notre article sur les meilleurs fournisseurs de viande crue.
Organiser sa logistique
Qui dit BARF fait maison dit aussi organisation du stockage. Vous aurez besoin d’un congélateur de bonne capacité (un congélateur coffre dédié est souvent idéal), d’une zone de préparation dédiée, de contenants adaptés, et d’une routine hebdomadaire ou mensuelle de préparation des portions.
Pour un chien de 20 kg qui mange environ 500 g par jour, c’est plus de 15 kg de nourriture à gérer par mois. Ça s’anticipe.
Option 2 : le BARF tout prêt
Moins de préparation, mais pas zéro organisation
Le BARF tout prêt, c’est l’option qui réduit considérablement la charge de travail. En effet, vous n’aurez pas de calculs nutritionnels, pas de sourcing d’ingrédients, pas de préparation à la semaine. Les recettes sont formulées par des nutritionnistes selon les normes NRC et FEDIAF et les rations sont prêtes à servir, il n’y a qu’à stocker et décongeler.
Cela dit, il y a quand même quelques éléments à anticiper.
Avoir un bon congélateur
Le BARF tout prêt aussi se conserve au congélateur jusqu’à utilisation : il faut donc prévoir un peu de place pour stocker les repas dans de bonnes conditions. Cela implique aussi d’anticiper les commandes pour éviter les ruptures (certaines marques, comme qru, proposent d’ailleurs des abonnements très pratiques pour simplifier l’organisation). Au quotidien, une simple routine suffit : sortir les repas 24h à l’avance et les laisser décongeler au réfrigérateur, idéalement dans une boîte hermétique adaptée pour garantir une décongélation propre et sécurisée.
Choisir le bon fournisseur
Toutes les marques de BARF prêt à servir ne se valent pas. Selon les produits, on trouve des qualités variables.
Avant de choisir une marque, prenez le temps de regarder ce qu’il y a vraiment dans la gamelle. D’où viennent les viandes ? La composition est-elle claire et détaillée ? Les recettes sont-elles garanties comme étant équilibrées ? Où les repas sont-ils fabriqués ?
Une marque sérieuse doit pouvoir être transparente sur l’origine de ses ingrédients, ses méthodes de fabrication et la manière dont elle garantit l’équilibre des repas. Après tout, il ne s’agit pas simplement de nourrir son chien avec “du cru”, mais de lui proposer une alimentation de qualité, complète et adaptée à ses besoins.
Avant de choisir, voici les critères à regarder sérieusement : le pourcentage réel de viande, la transparence des ingrédients, la traçabilité des matières premières, le respect des normes NRC, et la présence ou non d’un suivi nutritionnel.
Ils l’ont fait : le témoignage de Maïté et Vasco
Maïté a un malinois, Vasco, qui souffrait de troubles digestifs sévères malgré plusieurs changements de croquettes, y compris vétérinaires. Six à sept selles par jour, diarrhées chroniques, vomissements fréquents. Le coupable finalement identifié : le maïs, présent dans la quasi-totalité des aliments industriels essayés.
La transition vers le cru a été radicale, sans phase progressive, du jour au lendemain. Et les résultats ont été là dès les premiers jours : selles normales, moins de chute de poils, moins de vomissements, un chien plus serein et plus vif. Côté pratique, elle résume simplement : « Sur la chaîne du froid, c’est comme Picard. Tant qu’on a un congélateur, il faut tester pour que l’animal soit mieux. »
Sa conclusion après plusieurs mois au BARF qru : « Je suis ravie d’être passée au cru et je compte y rester. »
Des croquettes au BARF : méthodes et timing
La transition progressive : la méthode douce
C’est la méthode recommandée pour la plupart des chiens, surtout ceux qui ont un historique de troubles digestifs, les seniors, ou les chiens anxieux face aux changements.
Le principe est simple : on remplace progressivement les croquettes par du BARF sur une période de 10 à 15 jours.
Une bonne progression pourrait ressembler à ceci :
- Jours 1-4 : 75% croquettes / 25% BARF
- Jours 5-8 : 50% croquettes / 50% BARF
- Jours 9-12 : 25% croquettes / 75% BARF
- Jours 13+ : 100% BARF
Pour mener facilement cette transition progressive, utiliser du BARF haché est beaucoup plus pratique, notamment pour faciliter les pesées et ajuster précisément les quantités. Rien ne vous empêchera bien sûr de passer ensuite aux repas BARF en morceaux quand votre animal sera habitué.
La transition directe
Certains propriétaires et certains chiens préfèrent la méthode directe. On arrête les croquettes et on passe au BARF du jour au lendemain. C’est moins orthodoxe sur le papier, mais ça fonctionne très bien pour beaucoup de chiens, surtout les jeunes adultes en bonne santé.
Un jeûne d’environ 24h est parfois conseillé avant le premier repas BARF peut faciliter la transition en permettant à l’estomac de se vider complètement et d’aborder la nouvelle alimentation avec un pH bien ajusté.
💡A noter : chez qru nous proposons un programme d’initiation de 28 jours, durant lesquels nous introduisons les différents ingrédients uns à uns dans les recettes afin de tester la tolérance de votre animal
👉 Pour en savoir plus sur la transition alimentaire pour votre chien.
Commencer par une viande digeste
Quelle que soit la méthode choisie, il peut être conseillé de commencer par une seule source de protéine, idéalement de la volaille (poulet ou dinde), reconnue pour être facilement digestible. Cela permet d’observer la tolérance du chien et d’identifier rapidement une éventuelle intolérance si elle se manifeste.
On diversifie ensuite progressivement : bœuf, porc, agneau, poisson gras, lapin… La variété est un atout nutritionnel majeur du BARF, mais elle s’introduit par étapes.

Les signaux à surveiller pendant la transition
Ce qui est normal
- Selles plus molles les premiers jours (absence d’os charnus au début).
- Selles plus fermes, moins odorantes et moins nombreuses.
- Moins de consommation d’eau (le BARF apporte beaucoup plus d’humidité que les croquettes).
Ce qui mérite attention
- Vomissements répétés sur plus de 48h.
- Diarrhée sévère persistant au-delà de 5 jours.
- Refus total d’alimentation sur plus de 2 jours chez un adulte.
- Abattement marqué ou signes de douleur abdominale.
Des questions sur la transition de votre chien ? Notre équipe est disponible au 07 60 05 36 40 ou à onvousecoute@qru.pet
